Vous souffrez de tensions musculaires rebelles, de fatigue chronique ou cherchez une méthode naturelle pour booster votre bien-être ? La hijama, thérapie ancestrale aussi nommée cupping therapy ou ventousothérapie, pourrait être la réponse à vos maux. Inspirée des traditions chinoises, égyptiennes et islamiques, cette pratique utilise des ventouses pour stimuler la circulation sanguine, éliminer les toxines et soulager les douleurs musculaires. Découvrez comment cette méthode, à la croisée de la science et de la tradition, peut améliorer votre santé globale, en ciblant le stress, les déséquilibres énergétiques ou même les troubles digestifs, grâce à une approche millénaire réinventée pour le bien-être moderne.
Sommaire
La hijama, une thérapie ancestrale pour le bien-être
La hijama, aussi appelée ventousothérapie ou cupping therapy, est une pratique millénaire issue des traditions chinoises, égyptiennes et islamiques. Elle consiste à appliquer des ventouses sur la peau pour créer une succion, visant à soulager les douleurs, éliminer les toxines et améliorer la circulation sanguine. En Islam, elle est recommandée par des hadiths du Prophète Mohammad ( صلى الله عليه وسلم), qui la décrit comme une « méthode de guérison ».
“L’Envoyé d’Allah se fit mettre des ventouses par ‘Abû Tayba et lui donna (pour salaire) deux sâ’ de nourriture, ordonna à ses maîtres de diminuer la redevance qu’ils exigeaient de lui et dit : “Le remède le plus approprié, c’est l’application des ventouses, ou c’est votre meilleur remède”.
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim – 2952
Dans cet article, vous allez explorer les bienfaits de la hijama, ses techniques (sèche et humide), ses préconisations religieuses et les précautions à observer. Vous découvrirez aussi son rôle dans la médecine traditionnelle, reconnue par l’OMS depuis 2004, et son adaptation moderne. Bien que bénéfique, cette pratique exige un recours à des professionnels qualifiés, garantissant sécurité et hygiène, surtout pour les techniques invasives comme la hijama humide.
Qu’est-ce que la hijama et quelles sont ses origines ?
Définition d’une pratique par les ventouses
La hijama, aussi appelée “cupping therapy” ou ventousothérapie, consiste à appliquer des ventouses sur la peau pour créer une succion. Cette technique stimule la circulation sanguine, élimine les toxines et soulage les tensions musculaires. Le terme “Hajm” en arabe signifie “succion”, rappelant l’action du nourrisson. Comparée à une “vidange” corporelle, elle vise à purifier le sang et revitaliser l’organisme, en ciblant des points stratégiques.
Un voyage à travers l’histoire et les cultures
La hijama remonte à l’Égypte ancienne, la médecine chinoise et la Grèce antique. Hippocrate et Ambroise Paré l’ont utilisée pour des maux variés. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la reconnaît depuis 2004 dans la Médecine Traditionnelle Chinoise.
Pratiquée dans les hôpitaux de l’époque abbasside, elle a traversé les siècles, déclinant au XVIIIᵉ siècle avant de revenir en force grâce à sa valeur thérapeutique ancestrale.
La dimension prophétique et les jours recommandés
Dans l’islam, la hijama est une Sunnah, pratiquée et recommandée par le Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم. Les hadiths authentiques (Bukhari 5371, Muslim 2205) soulignent son efficacité : “Le meilleur traitement est la ventouse” (Bukhari).
Les jours recommandés sont le 17, 19 et 21 du mois lunaire islamique, surtout les lundis, mardis et jeudis. Ibn Majah rapporte que la hijama à jeun améliore l’intellect. Pratiquer ces jours est considéré comme un acte de foi, alliant purification physique et spirituelle.
“Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : Évitez la hijama le mercredi et le vendredi et le samedi et le dimanche et faites la hijama le Lundi et le Mardi car c’est le jour ou Allah a guéri Ayoub Alayhi salaam “
(Ibn Madjah)
Les différents types de hijama : sèche vs humide
La hijama sèche : une stimulation sans incision
La hijama sèche utilise des ventouses sans incision pour stimuler la circulation. La succion, via pompe ou chaleur, favorise la détente musculaire et l’élimination des toxines en créant des hématomes. Elle s’adresse aux enfants ou adultes en cas de contre-indications à la méthode humide, comme les nourrissons pour des troubles digestifs ou urinaires.
Deux techniques dominantes : la pose statique (10 min) à effet tonifiant ou drainant, et le moving cupping (ventouses mobiles) pour détendre les tensions ou soulager les jambes lourdes. Les ventouses éclair (3-5 s) conviennent aux zones sensibles, notamment chez les jeunes enfants.
La hijama humide : la technique avec micro-scarifications
La hijama humide combine ventouses et micro-incisions pour aspirer le sang par capillarité. Après une première succion de 3 à 5 min, des griffures superficielles permettent d’extraire jusqu’à 15 cm³ de sang par ventouse, ciblant les toxines. Cette méthode est utilisée pour des pathologies spécifiques après bilan sanguin préalable.
Contrairement à la méthode sèche, elle nécessite une prescription médicale. En France, seuls les médecins peuvent la pratiquer. Interdite aux non-professionnels, elle comporte des risques juridiques en cas de réalisation illégale, avec des condamnations notables comme celle de Bobigny en 2019.
Le cadre légal en France
En France, la hijama humide est considéré comme un acte médical. Les kinésithérapeutes en sont interdits depuis 2021. Les praticiens non autorisés encourent des sanctions pénales pour exercice illégal de la médecine.
Même la hijama sèche est encadrée : son usage thérapeutique est désormais assimilé à un acte médical . Un jugement de 2019 a élargi cette interprétation, rendant les deux méthodes réglementairement sensibles. Les professionnels de santé eux-mêmes doivent respecter des limites strictes, sous peine de poursuites disciplinaires.
Quels sont les bienfaits reconnus de la hijama ?
Soulagement des douleurs musculaires et articulaires
La hijama stimule la circulation sanguine et réduit l’inflammation grâce à la succion. Une étude souligne son efficacité pour améliorer la mobilité chez des patients souffrant d’arthrose ou de sciatique, avec 77 % d’utilisateurs rapportant des progrès. Les sportifs l’utilisent pour prévenir les contractures. Deux méthodes : sèche (sans incision) et humide (avec micro-incisions, réservée aux pros), appliquée sur le dos ou la nuque.
Amélioration de la circulation et détoxification du corps
Elle active le flux sanguin et lymphatique, éliminant les toxines et oxygénant les tissus. En médecine islamique, des hadiths la décrivent comme un moyen de « nettoyer le sang et restaurer l’équilibre des humeurs », selon les enseignements du Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui). Elle pourrait aussi renforcer l’immunité via la production de globules blancs.
Autres applications thérapeutiques potentielles
La hijama présente également des bienfaits pour :
- Calmer le stress : Elle active le système parasympathique, réduisant le cortisol et libérant des endorphines pour une détente immédiate.
- Soulager les migraines : En ciblant la nuque et les tempes, elle améliore l’irrigation cérébrale, réduisant la fréquence des crises de 40 % selon des essais.
- Réguler la digestion : En stimulant les méridiens abdominaux, elle active les fonctions intestinales et réduit les ballonnements.
Les effets varient selon les individus. Une séance réalisée par un professionnel est recommandée, surtout en cas de pathologies ou traitements médicaux.
Comment se déroule une séance de hijama ?
L’entretien préalable ou anamnèse
Avant toute séance de hijama, un entretien médical est essentiel. Le praticien évalue l’état de santé, les antécédents, les traitements en cours et les objectifs du patient. Cette étape permet de détecter d’éventuelles contre-indications comme la grossesse, les troubles de la coagulation, l’hypertension sévère ou les infections cutanées. Une précaution cruciale pour adapter la séance et garantir la sécurité du pratiquant.
La pose des ventouses : étapes et sensations
Après désinfection de la peau, les ventouses sont appliquées sur des zones ciblées. La succion est créée par aspiration manuelle ou mécanique, entraînant un tiraillement cutané sans douleur intense. Pour la hijama humide, des micro-incisions sont réalisées après la première pose, suivies d’une seconde succion pour évacuer le sang. La durée varie entre 5 et 15 minutes par zone. Certaines personnes ressentent une chaleur ou une tension légère, mais la tolérance est généralement bonne.
Après la séance : les marques et la récupération
Les marques circulaires, dues à la rupture de petits vaisseaux sanguins, apparaissent après la séance. Elles s’atténuent en 1 à 2 semaines sans laisser de traces permanentes. Une hydratation abondante et un repos modéré sont recommandés. Évitez les efforts intenses, les douches chaudes et les bains publics pendant 24h. Bien que des effets secondaires légers (fatigue, démangeaisons) puissent survenir, ils disparaissent rapidement. Une surveillance est nécessaire en cas de douleur intense ou de signes d’infection.
Précautions, contre-indications et conseils post-séance
Les contre-indications à connaître absolument
La hijama est déconseillée aux femmes enceintes/allaitantes, personnes sous anticoagulants, souffrant de troubles de la coagulation ou de maladies cutanées actives (eczéma, psoriasis, infections). Elle est également contre-indiquée en cas de fièvre, infections aiguës, anémie sévère, hypertension non stabilisée ou pathologies graves comme le cancer.
- Grossesse ou allaitement
- Anticoagulants ou troubles de la coagulation
- Maladies de la peau actives
- Fièvre ou infection aiguë
- Anémie sévère, hypertension non contrôlée
- Cancer ou pathologies graves
Comment bien choisir son praticien ?
En France, la hijama humide doit être réalisée par un médecin ou professionnel formé.
Pour la hijama sèche, vérifiez les certifications, l’expérience et l’hygiène (matériel stérilisé/jetable, environnement propre). Privilégiez avis et recommandations pour trouver un professionnel fiable. Un bon praticien explique les étapes, respecte vos limites et fournit des conseils post-séance clairs.
Ici, vous pourrez retrouver des professionnels·elles de la hijama.
Guide des recommandations après une séance
| Catégorie | À privilégier | À éviter |
|---|---|---|
| Alimentation | Boire de l’eau, des tisanes, consommer des fruits, légumes et soupes | Viande rouge, produits laitiers, aliments gras, sucre raffiné, caféine |
| Activités | Repos, marche légère, lecture | Sport intense, efforts physiques lourds, rapports sexuels |
| Hygiène et environnement | Attendre 24h avant une douche tiède | Bains chauds, sauna, exposition au soleil/froid sur les zones traitées |
Le repos est crucial pendant 48h.
Hydratez-vous modérément, évitez le thé noir, préférez les tisanes.
Protégez les zones traitées avec l’huile de nigelle.
Signalez toute gêne au praticien.
Une pratique bénéfique à aborder avec discernement
La hijama, ancrée dans la tradition islamique comme acte thérapeutique recommandé par le prophète Muhammad ( صلى الله عليه وسلم ), incarne une synergie entre foi et bien-être. Selon des hadiths authentiques, il la qualifiait de « meilleure méthode de traitement », soulignant son importance spirituelle et corporelle.
Préférablement pratiquée les lundi, mardi ou jeudi selon la sunnah, cette pratique considérée comme un acte d’adoration nécessite une extrême rigueur : seuls les praticiens formés garantissent sa sécurité, surtout en hijama humide, interdite aux non-professionnels en France.
Alliant tradition religieuse et précautions modernes, la hijama s’impose comme un rituel de purification à double dimension : elle nettoie le corps tout en renforçant le lien spirituel. Toutefois, son efficacité repose sur un équilibre fragile entre foi, hygiène irréprochable et respect des contre-indications médicales, exigeant une approche éclairée même pour des pratiques millénaires. La hijama, thérapie ancienne aux multiples bienfaits, se distingue par ses formes sèche et humide. Cette dernière, considérée comme un acte médical en France, doit être pratiquée par un professionnel. Bien que reconnue pour soulager douleurs et stress, sa réalisation exige prudence, hygiène et choix d’un praticien qualifié pour une expérience sûre et bénéfique.
FAQ
Pourquoi faire une Hijama ?
La hijama, aussi appelée cupping therapy, est utilisée pour stimuler la circulation sanguine, soulager les tensions musculaires et éliminer les toxines. La version sèche favorise la décongestion des tissus, tandis que la version humide (avec micro-incisions) vise à extraire le “sang altéré” accumulé. En médecine prophétique, elle est associée à des bienfaits spirituels et physiques, notamment pour réduire l’inflammation et améliorer le bien-être général. Les praticiens soulignent aussi son effet relaxant, utile pour gérer le stress ou les troubles du sommeil.
Quels sont les risques de la Hijama ?
Les risques dépendent du type de hijama. La version sèche peut provoquer des ecchymoses temporaires ou une rougeur cutanée. La hijama humide, plus invasive, comporte des risques supplémentaires : infections en cas d’hygiène défaillante, perte sanguine mineure, cicatrices ou réactions allergiques. Elle est contre-indiquée pour les personnes sous anticoagulants, atteintes de troubles de la coagulation, ou souffrant de maladies cutanées actives. En France, sa pratique est strictement réservée aux médecins pour éviter les complications.
Quand faire la Hijama en islam ?
Dans la tradition islamique, la hijama est recommandée les 17e, 19e et 21e jours du mois lunaire, ainsi que les lundis, mardis et jeudis. Ces recommandations s’appuient sur des hadiths du prophète Muhammad (ﷺ). Cependant, les sources médicales actuelles indiquent que ces dates n’ont pas de fondement scientifique. Il est conseillé de consulter un praticien pour adapter la pratique à son état de santé.
Quel sang sort de la Hijama ?
Lors de la hijama humide, ce n’est pas du sang artériel ou veineux qui est extrait, mais du sang capillaire, riche en toxines et déchets métaboliques. Les ventouses agissent en créant une dépression qui attire ce sang vers la surface cutanée avant qu’il ne soit évacué via de petites incisions. La quantité prélevée reste minime (environ une cuillère à soupe par zone traitée) et ne présente pas de danger pour une personne en bonne santé.
Pourquoi les musulmans font-ils la hijama ?
La hijama est encouragée dans la Sunnah comme pratique thérapeutique et spirituelle. Elle est perçue comme un moyen de suivre l’exemple du prophète Muhammad ( صلى الله عليه وسلم), qui l’aurait pratiquée. Bien que certains y voient un lien avec la purification du corps, les études modernes soulignent surtout ses effets sur la circulation sanguine et la détente musculaire. En France, sa pratique médicale reste encadrée par la loi.
Qu’arrive-t-il au corps après une ventouse humide ?
Après une séance de hijama humide, des ecchymoses circulaires apparaissent sur la peau, disparaissant en quelques jours. Le corps peut ressentir une sensation de légèreté ou de fatigue passagère, liée à la stimulation du système circulatoire. Il est conseillé de boire beaucoup d’eau pour faciliter l’élimination des toxines. Les effets à long terme varient selon les individus, mais les praticiens évoquent souvent une amélioration de la récupération musculaire et une réduction de la douleur chronique.
Qui ne doit pas faire la hijama ?
La hijama est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes sous anticoagulants ou souffrant de troubles de la coagulation, d’anémie sévère ou d’hypertension non contrôlée. Les infections aiguës, les pathologies lourdes (cancer) et les lésions cutanées actives constituent également des contre-indications. En France, la hijama humide est interdite en dehors du cadre médical strict, renforçant l’importance d’une consultation préalable.
Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire après hijama ?
Après une séance, évitez les repas riches (viandes grasses, produits laitiers), l’exercice intense et les activités épuisantes pendant 24 à 48 heures. Il est préférable d’attendre un jour avant de prendre un bain chaud ou de s’exposer au soleil ou au froid sur les zones traitées. Hydratez-vous régulièrement et optez pour des aliments légers (fruits, légumes, soupes) pour faciliter le processus d’élimination des toxines.
Comment se sent-on après hijama ?
Les retours varient : beaucoup décrivent une détente immédiate, une diminution des tensions et une sensation de chaleur bienfaisante. D’autres peuvent ressentir une fatigue temporaire ou des courbatures légères. Les effets positifs sur la circulation et la récupération musculaire sont souvent notés après plusieurs séances. Toutefois, les effets sont individuels, et une consultation médicale reste essentielle pour adapter la pratique à vos besoins.

